TVMonaco - Interview en prime-time au Journal Télévisé de TVMonaco, le 4 Février 2025

Interview en prime-time au Journal Télévisé de TVMonaco, le 4 Février 2025


Monaco Info - Génération Monaco, un nouveau mouvement politique en Principauté

Génération Monaco, un nouveau mouvement politique en Principauté

Un mouvement politique intergénérationnel présidé par l’ex-conseiller national, Marc Mourou, a vu le jour en Principauté.

Baptisé Génération Monaco, ce projet place les Monégasques au cœur des décisions politiques et entend répondre aux défis de demain, au premier rang desquels figurent la santé, l’attractivité ou encore l’éducation…

L’ambition du mouvement est à terme de construire un programme « réaliste et réalisable » en vue des prochaines élections du Conseil National, programmées en 2028.

Source : Monaco Info
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Monaco Matin - Un nouveau mouvement politique voit le jour en Principauté: Génération Monaco dévoile ses intentions

Un nouveau mouvement politique voit le jour en Principauté: Génération Monaco dévoile ses intentions

Nul doute qu’il réapparaîtrait dans le paysage politique. Élu au Conseil national entre 2018 et 2023, président au cours de cette mandature de la commission Éducation, Jeunesse et Sports puis de celle des Intérêts Sociaux, Marc Mourou a cultivé pendant cinq ans ce goût pour la chose publique, à la fois par atavisme familial (son père Michel-Yves Mourou a été conseiller national pendant de longues années) et avec l’envie de s’investir pour son pays.

En 2023, l’alliance de son parti d’origine Primo! avec les autres groupes pour constituer L’Union n’augurait, selon lui, rien de bon. Il avait fait le choix de sortir des radars politiques, reprenant son activité d’entrepreneur dans le e-commerce jusqu’à lundi soir pour officiellement baptiser Génération Monaco.

Quatre anciens élus dans l’équipe

Ce mouvement politique dont il assure la présidence, Marc Mourou, l’a décrit aux sympathisants présents dans les salons du Novotel pour écouter sa présentation comme une entité « pour et avec toutes les générations de notre pays, pour dépasser tous les clivages et rassembler tous les Monégasques qui ont envie de travailler pour la Principauté et partagent un socle de valeurs communes: intégrité, transparence, intérêt général. »

Les statuts de Génération Monaco (GEN) ont été déposés en novembre. Puis les réunions ont commencé dans l’ombre pour composer un comité directeur qui compte trente membres. Certains ont été dévoilés ce lundi, dont trois anciens conseillers nationaux de la mandature 2018/2023: Jean-Charles Emmerich, Pierre van Klaveren et Pierre Bardy.

« Être sur le terrain bien en amont »

« Nous avons dans notre équipe des Monégasques de toutes les professions, de tous les âges. Un groupe soudé, des gens sérieux, travailleurs, impliqués » promet Marc Mourou, 38 ans, à la tête de ce mouvement qui a attiré près de 300 personnes à sa soirée de lancement. Toutes et tous invités à adhérer (10 euros la cotisation) à l’entrée de la salle. Une manière de constituer d’emblée, l’assise de ce parti qui entend défendre l’idée de faire différemment de la politique en Principauté.

« Nous trouvons assez surprenant que les mouvements politiques démarrent leur activité trois à six mois avant les élections. Notre approche est différente, pour être sur le terrain bien en amont, travailler et construire un programme réaliste et réalisable » annonce le président estimant avoir « du pain sur la planche » pour ce projet qui s’inscrit dans le temps long. Trois ans avant les prochaines élections nationales, où l’objectif de présenter une liste sous la bannière GEN ne fait guère de doute.

La soirée de lancement du mouvement, où l’équipe entendait aussi redonner l’espoir aux désabusés de la politique a permis de donner quelques pistes de réflexion sur la philosophie GEN, qu’il s’agira de muscler dans les prochaines semaines.

Le leitmotiv étant de s’investir pour la Principauté. « Nous sommes dans un beau pays où on a beaucoup de chances d’être né, d’y travailler, d’y évoluer. On peut toujours faire mieux, on doit toujours faire mieux. Surtout quand on s’appelle Monaco, on a un devoir d’excellence. »

« Nous avons trois ans pour construire un projet qui deviendra un programme »

« Nous sommes un mouvement politique et non une liste électorale », prévient Pierre van Klaveren. L’ex-conseiller national, membre du bureau de Génération Monaco est monté à la tribune lundi soir pour expliquer la philosophie du mouvement qui veut s’inscrire dans la durée. « Nous nous engageons avec conviction pour obtenir des avancées politiques dont la mise en place ne se limiterait pas à un mandat de cinq ans. Et oser prendre des décisions prospectives dont l’impact ne serait visible que sous cinq à dix ans ou plus. »

Partageant le micro, quatre membres du mouvement naissant ont détaillé leurs ambitions. Listant trois « points pressants » sur lesquels travailler à Monaco, le président de Génération Monaco a pointé pêle-mêle la nécessité d’un accès aux soins plus efficace pour les habitants, en rompant les délais d’attente de plusieurs mois pour consulter un spécialiste; le besoin d’amplifier le rôle social de la SBM. Ou encore la nécessité d’organiser l’attractivité économique. « On ne peut pas aspirer à être Dubaï ou Singapour pour tous les sujets. Il faut avoir une colonne vertébrale, un plan directif où on connaît nos atouts » estime Marc Mourou. Sa proposition la plus applaudie? Celle de réfléchir à un nouveau rythme scolaire, calqué sur les modèles anglo-saxons où les enfants finiraient plus tôt les cours pour pratiquer des activités culturelles et sportives. Ovation de la salle, où se mélangeaient les proches des membres du comité directeur et quelques discrètes figures politiques de ces vingt dernières années, comme Michèle Dittlot ou Jacques Rit.

« Créer une vie politique constante »

« À Monaco, nous sommes une grande famille et notre force réside dans notre capacité à être soudés avec nos différences », a souligné Aude Berlin, vice-présidente de Génération. « Nous avons trois ans pour construire un projet qui puisse répondre à des priorités nationales et qui deviendra par la suite un programme ambitieux et réalisable. Et nous souhaitons que chaque Monégasque se sente entendu et valorisé. »

Pas de phrase assassine, ni de pique franche vers les élus actuels du Conseil national? Un climat qui diffère des réunions politiques ordinaires. Si ce n’est l’ex-conseiller national, Jean-Charles Emmerich, lui aussi vice-président de Génération regrettant que des mouvements politiques « bourgeonnent » avant chaque élection pour hiberner ensuite pendant quatre ans et demi. « Génération Monaco va proposer un projet ambitieux et novateur: créer une vie politique constante en mettant les Monégasques au centre des discussions. Nous organiserons deux à trois réunions publiques par semestre. Notre volonté n’est pas seulement d’être en capacité de présenter une liste aux élections, mais de construire un mouvement qui va s’inscrire dans le temps. »

Source : Monaco Matin – C.V.
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L'Observateur de Monaco - Marc Mourou lance un nouveau mouvement politique baptisé Génération Monaco

Marc Mourou lance un nouveau mouvement politique baptisé Génération Monaco

A l’occasion d’une réunion publique organisée dans la soirée du 3 février, Marc Mourou a présenté son nouveau mouvement politique : Génération Monaco. Dans cette initiative, il est entouré d’Aude Berlin (vice-présidente du mouvement), et d’anciens conseillers nationaux : Pierre Van Klaveren, Pierre Bardy, et Jean-Charles Emmerich.

Ils ont décidé de prendre les devants… Dans la soirée du 3 février, devant environ 300 personnes réunies au Novotel, Marc Mourou et ses alliés ont annoncé le lancement d’un nouveau mouvement politique. Son nom : Génération Monaco. Alors que les prochaines élections nationales monégasques n’auront lieu que dans trois ans, pourquoi cet ancien élu du Conseil national âgé de 38 ans (1) a-t-il décidé de se (re)lancer si tôt dans l’arène politique ? « C’est un choix totalement assumé. Nous avons toujours trouvé étonnant que les mouvements politiques ne commencent leur activité que trois à six mois avant les élections, a-t-il expliqué devant l’assistance. Cela les oblige souvent à nouer des alliances ou à prendre le risque de ne pas réunir 24 candidats sur leur liste. Notre démarche est différente : nous sommes présents dès maintenant, sur le terrain, pour travailler avec vous et construire un programme réaliste et réalisable, en plaçant les sujets essentiels pour Monaco au cœur de nos préoccupations ».

Un programme électoral en construction

Dans cette aventure politique, Marc Mourou a pris comme compagnons de route, Aude Berlin (vice-présidente du mouvement), et d’autres anciens conseiller nationaux : Pierre Van Klaveren, Pierre Bardy et Jean-Charles Emmerich. « Notre comité directeur compte environ 30 personnes, soit le maximum autorisé par les statuts, a encore précisé Marc Mourou. Il réunit des Monégasques de toutes professions : des fonctionnaires, des entrepreneurs, des salariés du privé, mais aussi des professions libérales. Il reflète également une grande diversité générationnelle. Le plus jeune a 24 ans, mais il y a aussi des personnes de 30, 40, 50 et 60 ans. Toutes les générations sont représentées. » Selon Jean-Charles Emerich, Génération Monaco organisera des rencontres publiques régulières, deux à trois fois par semestre. « Ces rencontres successives permettront aux instances de notre mouvement politique, à savoir son comité directeur, son bureau exécutif, et nos groupes de travail, de pouvoir travailler sur tous les sujets. » L’objectif étant de construire un programme électoral pour les prochaines élections nationales.

Santé : des délais d’attente trop longs

 Parmi les priorités de Génération Monaco, on retrouve la santé. « Nous souhaitons avant tout améliorer l’accès aux soins pour les habitants de Monaco. Depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, de nombreuses spécialités médicales sont saturées. Les délais d’attente pour consulter un pédiatre, un ORL, un dermatologue ou encore un psychiatre, entre autres, sont devenus excessivement longs. Attendre 3, 4 ou 5 mois pour un rendez-vous est inacceptable pour un résident monégasque, a rajouté Marc Mourou. Par ailleurs, de nombreux médecins libéraux nous ont fait part de leurs difficultés : le manque de temps les empêche d’échanger pleinement avec leurs patients. Autrefois, la relation médecin-patient incluait une dimension humaine et sociale essentielle, avant et après l’examen médical.  Nous sommes fiers d’accueillir tout le monde et de maintenir un niveau d’excellence pour tous, y compris les patients extérieurs. Toutefois, cette ouverture ne doit pas se faire au détriment de la qualité des soins pour les résidents monégasques. » Concernant l’attractivité de la Principauté, Marc Mourou a appelé à une vision équilibrée : « Il faut savoir choisir ses combats. On ne peut pas aspirer à être Dubaï ou Singapour sur tous les sujets. Il y a des choses qu’il faut bien évidemment améliorer, mais il faut aussi avoir une colonne vertébrale. »

Revoir les rythmes scolaires

Le président de Génération Monaco a également insisté sur l’éducation. Si les résultats académiques sont globalement excellents à Monaco, Marc Mourou estime qu’il est nécessaire d’aller au-delà des chiffres. « Nous sommes très heureux que le taux de réussite au baccalauréat avoisine les 99 %, avec près de 80 % de mentions. C’est formidable, mais le bac, aujourd’hui, est dévalué. Ce qui compte vraiment, c’est de savoir si nos étudiants intègrent les écoles qu’ils visent ? Trouvent-ils des débouchés ? Peut-on leur offrir, à leur retour, le métier de leurs rêves à Monaco ? »

Cet ancien élu plaide aussi pour une réflexion sur les rythmes scolaires, en s’inspirant d’autres modèles (britannique, danois, américain, norvégien notamment) : « Même si le baccalauréat est un diplôme français, Monaco reste un État souverain. J’insiste bien sur ce point-là. Regardez les systèmes anglo-saxons et scandinaves, où les cours se terminent à 15h, laissant du temps aux activités culturelles, artistiques et sportives qui favorisent leur épanouissement personnel. Ces jeunes réussissent tout aussi bien que dans les pays d’Europe du Sud où les journées sont interminables. » Mourou a rappelé enfin la nécessité d’aller plus loin sur l’égalité homme-femme, notamment en matière salariale et de congés parentaux : « Les modèles d’Europe du Nord et anglo-saxons ont beaucoup avancé sur ces sujets. Monaco a fait des progrès, mais il reste encore des ajustements à faire pour améliorer la vie des familles monégasques et résidentes. »

(1)  Marc Mourou a été élu en 2018 sur la liste Priorité Monaco (Primo !) portée par Stéphane Valeri. Marc Mourou a été d’abord Président de la Commission de l’Education, de la Jeunesse et des Sports (CENJS) puis Président de la Commission des Intérêts Sociaux et des Affaires Diverses (CISAD). 

Source : L’Observateur de Monaco – Sabrina BONARRIGO
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Monaco Hebdo - Génération Monaco — Marc Mourou : « Notre volonté est de proposer un véritable renouveau du paysage politique »

Génération Monaco — Marc Mourou : « Notre volonté est de proposer un véritable renouveau du paysage politique »

Dans la soirée du 3 février 2025, à l’occasion d’une soirée publique, Marc Mourou a présenté son nouveau groupe politique : Génération Monaco. Notamment entouré de Aude Berlin, et des anciens conseillers nationaux Pierre Van Klaveren, Jean-Charles Emmerich et Pierre Bardy, Marc Mourou a expliqué à la tribune le pourquoi de sa non-candidature aux élections nationales de février 2023, et défendu sa volonté de contribuer à un renouvellement de l’offre politique en principauté.

Elu de 2018 à 2023, vous avez décidé de ne pas être candidat pour les élections nationale de février 2023 : pour quelles raisons ?

La mandature 2018-2023 a été riche et intense et elle a permis de faire avancer de nombreux projets pour Monaco. Nous avons pu participer à l’élaboration de nombreuses politiques publiques et remettre les aspirations des nationaux au cœur des préoccupations de notre pays. La configuration a cependant changé en fin de mandature, avec une coalition soudaine des trois formations politiques de l’assemblée, dans laquelle de nombreux élus ne se sont pas retrouvés, et où les conditions n’étaient pas réunies. Nous avons donc, pour certains, fait le choix de ne pas nous représenter, et de préparer le futur en réfléchissant à un projet totalement différent pour les monégasques.

Pourquoi avoir décidé de lancer un nouveau mouvement politique en principauté ?

Avec l’appui de fidèles et de solides soutiens, j’ai décidé de lancer Génération Monaco pour préparer dès à présent le projet que nous proposerons aux Monégasques. Le constat est en effet criant : à Monaco, les associations politiques se créent toujours 3 à 6 mois avant les échéances électorales, et sont alors obligées de s’allier à d’autres formations, ou de prendre le risque de ne pas avoir 24 candidats sur leur liste finale. Nous proposons une approche totalement différente en étant sur le terrain, et en rencontrant les nationaux pour prendre en compte leurs attentes et besoins légitimes. Nous serons donc à l’écoute de nos compatriotes sur les sujets qui les préoccupent, et construirons ensemble, bien en amont, un programme réaliste et réalisable, qui leur ressemble.

« La configuration a changé en fin de mandature, avec une coalition soudaine des trois formations politiques de l’assemblée, dans laquelle de nombreux élus ne se sont pas retrouvés »

Pourquoi l’avoir appelé « Génération Monaco » ?

Notre mouvement s’appelle Génération Monaco, car il est là pour et avec toutes les générations du pays. Il a vocation à dépasser tous les clivages en regroupant des monégasques de tous âges et venant de milieux différents, mais partageant le même socle de valeurs. Celles de la transparence et de l’intérêt général notamment, mais également de l’envie de transmettre le goût pour la chose publique et le bien commun aux nouvelles générations. Notre volonté est de proposer un véritable renouveau du paysage politique, avec des monégasques plus jeunes qu’à l’accoutumée, mais également des personnes plus âgées qui n’étaient pas investies jusque-là, et qui ont envie de donner du temps pour leur pays.

Comment situer ce mouvement politiquement ?

Si nous avons créé Génération Monaco dès maintenant, et trois ans avant les élections, c’est pour se donner le temps de concrètement réfléchir à où en est Monaco aujourd’hui, et au projet que l’on souhaite proposer pour le Monaco de demain. L’important n’est donc pas de multiplier les effets d’annonces, mais, au contraire, de prendre le temps de travailler avec nos compatriotes sur les questions importantes concernant l’avenir de notre pays. Nous sommes là pour rassembler nos idées avec sérieux et détermination. Bien sûr, de par mon engagement ces dernières années, certains connaissent mon ADN social fort, mon goût pour l’entreprenariat, l’attention toute particulière que je porte aux fonctionnaires d’état et de la commune, mais aussi mon action pour l’éducation et à la défense de l’égalité homme-femme. Ce sont des marqueurs forts qui définiront notre futur champ d’intervention, au service des monégasques.

Qui vous a rejoint pour créer Génération Monaco ?

De nombreux compatriotes ont déjà manifesté l’intérêt de rejoindre notre mouvement avant même le lancement officiel. Les différents témoignages, et la volonté d’agir de ces derniers, nous ont renforcé dans notre démarche et constitue une base solide pour démarrer notre travail. Notre comité directeur est composé de près de trente Monégasques où toutes les professions, milieux professionnel, associatif, culturel, et tranches d’âge y sont représentés. Nous avons beaucoup de sang neuf avec des nationaux surmotivés, en plus d’anciens élus ayant eu l’expérience de siéger dans l’hémicycle, et qui ont pu mener à bien des négociations budgétaires et législatives. C’est un subtil mélange des styles, qui est le fruit d’une longue réflexion après avoir pris le temps de rencontrer chacun d’entre eux. Nous avons également des Monégasques qui veulent uniquement participer à un travail de réflexion et donner leurs idées pour l’avenir de la principauté. Nous les accueillons bien évidemment à bras ouverts. Il faut leur donner l’opportunité de faire remonter leurs idées et leurs préoccupations dans le système politique pour que cela puisse aider à changer la face du pays. Un groupe, c’est aussi une combinaison de talents, où il faut savoir prendre le meilleur de chacun.

Quels sont les thèmes clés sur lesquels votre mouvement a commencé à réfléchir ?

Nous avons clairement comme objectif d’aborder tous les thèmes et problématiques de la société monégasque. Il y a cependant trois sujets qui sont aujourd’hui pressants. Tout d’abord, il y a celui de la santé, où il nous apparaît indispensable de privilégier l’accès aux soins pour les habitants de Monaco. La saturation actuelle de certains spécialistes notamment les pédiatres, les gynécologues, les ORL, ou les dermatologues, ne permet plus d’obtenir des rendez-vous dans des délais convenables, ce qui avait toujours fait la force de Monaco jusqu’à ces dernières années. De plus, de nombreux professionnels de santé n’ont plus la possibilité de passer du temps avec leur patientèle après avoir réalisé un examen médical. Il faut leur permettre de retrouver le côté humain et social de leur profession, avec un suivi immédiat et direct.

Quel est le second sujet pour lequel vous ressentez une urgence ?

L’attractivité, thème transversal et multidisciplinaire, est également un axe crucial pour Monaco et son futur développement. Il faut définir précisément nos atouts et il faut savoir choisir ses combats. Nous avons nos spécificités et nous ne pouvons aspirer à être Dubaï ou Singapour sur tous les sujets. Mais nous avons d’autres solides qualités qui nous permettent de nous différencier de ces places concurrentes et de proposer du « sur-mesure ». Il y a une réelle urgence à diversifier nos recettes, et à ne pas rester sur nos acquis, aussi importants soient-ils. L’avenir de la principauté réside dans sa capacité à pleinement comprendre les mécanismes d’incitation économique, et, bien sûr, les coupler à une saine gestion des finances publiques.

Quel est le troisième dossier à traiter en priorité, selon vous ?

L’éducation, afin de donner à nos jeunes l’opportunité de s’épanouir et de les former à construire l’avenir de notre pays. Nous sommes tous très fiers d’eux et de leurs brillants résultats au baccalauréat — avec chaque année un taux de réussite de 97 à 99 %, dont 80 % de mentions. Mais cet examen est aujourd’hui dévalué et de nouvelles problématiques se posent. Combien d’entre eux obtiennent réellement les écoles et universités qu’ils visaient ? Quels sont leurs parcours post-bac, et surtout, quels métiers seront nous en mesure de leur proposer une fois leur retour à Monaco ? Concernant la scolarité, et bien que le baccalauréat soit un diplôme français, Monaco reste un Etat souverain et peut proposer un rythme différent et plus équilibré pour nos enfants, en s’inspirant des modèles anglo-saxons et scandinaves où les journées sont raccourcies et sont suivies d’activités extra-scolaires proposées par l’école : sport, musique, arts, etc. C’est un point crucial pour les aider à développer leurs aptitudes et favoriser leur épanouissement personnel.

D’ici les élections de février 2028, Monaco espère être sorti de la liste grise du groupe d’action financière (Gafi), mais que faire pour éviter que cela ne se reproduise ?

L’objectif est clair : sortir de cette liste grise au plus vite, et surtout ne plus jamais y retourner. Une attention toute particulière doit donc être portée aux actions de terrain et aux situations concrètes que peuvent rencontrer les représentants du secteur privé. Monaco doit également s’assurer que les nouvelles dispositions juridiques puissent être mises en application immédiatement. Cela demande des moyens financiers et humains supplémentaires, indispensables pour devenir exemplaire en la matière.

« Notre volonté est de proposer un véritable renouveau du paysage politique, avec des monégasques plus jeunes qu’à l’accoutumée, mais également des personnes plus âgées qui n’étaient pas investies jusque-là »

Quelle est votre position par rapport à l’Union européenne (UE) ?

Dès 2018 et ma prise de fonction en tant qu’élu, j’ai défendu nos spécificités monégasques lors de nombreuses commissions entre le Conseil national et le gouvernement, ainsi que les particularismes qui font de Monaco un pays à part. Nous ne sommes ni Saint-Marin, ni Andorre. J’ai rappelé l’impossibilité de rapprocher les principes fondamentaux de l’UE, la libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes, avec les lignes rouges que la principauté s’étaient fixées, notamment en termes d’accès à l’emploi, de logement ou bien encore concernant la priorité nationale. Les négociations entre le gouvernement et la Commission européenne ont été suspendues en septembre 2023, et c’est une très bonne chose. Certaines problématiques demeureront bien sûr, et il faudra trouver des alternatives au cas par cas. Mais pas avec un accord d’association global.

Alors que lors des élections de février 2023 le taux de participation a chuté à 57 %, comment parvenir à davantage intéresser les monégasques à la vie politique ?

En effet, l’élection de février 2023 a connu un taux d’abstention massif pour les échéances nationales, avec de nombreux compatriotes qui ne se sont peut être pas reconnus dans ce qui leur était proposé. Il y a évidemment des raisons à cela. Les Monégasques ont pourtant un fort attachement à leur pays et aux nouvelles problématiques qui se posent. C’est pourquoi Génération Monaco proposera des groupes de travail ouverts sur différents thèmes-clés, mais également des actions concrètes sur le terrain. Nous organiserons également des conférences sur des thèmes précis, avec des professionnels qui viendront répondre à toutes les questions de nos compatriotes.

Combien de temps vous donnez-vous pour parvenir à présenter une liste de 24 candidats, avec vous comme tête de liste, pour les prochaines élections de février 2028 ?

La création de notre mouvement se fait trois ans avant les élections, car nous voulons prendre le temps de travailler sérieusement sur tous les sujets abordés avec les Monégasques. Notre volonté n’est donc pas simplement de présenter une liste « à la va-vite », mais de réellement nous inscrire dans le temps, et de faire vivre la vie politique à Monaco. De nombreux compatriotes font déjà partie de ce projet, et d’autres nous sollicitent pour intégrer l’aventure. C’est donc très positif. Le moment de dévoiler une liste de 24 noms viendra en son temps, et en fonction de ce que chacun aura apporté et démontré pour représenter au mieux les Monégasques et les défendre avec passion et détermination.

Source : Monaco Hebdo – Raphaël BRUN
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La Gazette - Génération Monaco : Marc Mourou lance son parti politique

Génération Monaco : Marc Mourou lance son parti politique

Trois ans avant les prochaines élections du Conseil national, l’ancien élu de la liste Primo ! a officiellement déclaré son mouvement politique dans la course. Le trentenaire a avancé ses raisons et évoqué les sujets d’urgence que le parti nouvellement fondé souhaite traiter.

La salle était comble. Sympathisants de la première heure ou simples curieux, de nombreux Monégasques et résidents avaient répondu à l’invitation de Marc Mourou, hier soir, au Novotel pour présenter Génération Monaco.

Ce nouveau mouvement politique dans le paysage local « a vocation à dépasser tous les clivages et à rassembler tous les Monégasques, hommes et femmes, qui ont envie de travailler pour la Principauté et qui se rassemblent pour partager un socle de valeurs communes », a prêché son président. Et de les lister : « l’intégrité, la transparence, l’intérêt général et l’envie de faire de beaux projets ».

Une trentaine de Monégasques « de toutes les professions et de tous âges » font d’ores et déjà partie du comité directeur du parti, dont Aude Berlin, qui en est la vice-présidente. Alors que les prochaines élections de la Haute assemblée se tiendront en 2028, Génération Monaco anticipe.

Construire un programme réaliste

« C’est un choix assumé. Nous avons toujours trouvé surprenant que les mouvements politiques démarraient leur activité trois à six mois avant les élections. Cela les oblige à s’allier ou prendre le risque de ne pas avoir 24 personnes sur leur liste finale. Notre approche est totalement différente, nous sommes avec vous sur le terrain bien en amont pour construire un programme réaliste », a plaidé Marc Mourou.

Jean-Charles Emmerich, vice-président en charge des relations extérieures pour Génération Monaco, a insisté, provoquant quelques rires dans la salle : « Il n’est pas de coutume ces dernières décennies que les mouvements ou partis politiques soient actifs en dehors de la période électorale. […] Au lendemain de l’élection, s’ensuit une très longue période hivernale qui va durer 4 ans et demi ». Puis, il a promis que « des rencontres publiques régulières à raison de deux à trois par semestre » se tiendraient pour échanger avec la population.

« Un mouvement politique, pas une liste électorale »

Lors de sa prise de parole, Pierre Van Klaveren qui a également intégré le comité directeur du parti, a insisté : « Nous sommes un mouvement politique et non une liste électorale. Cette différence fait montre d’une volonté de s’inscrire dans la durée ».

Marc Mourou a conclu cette présentation en évoquant les « thématiques pressantes » auxquelles Génération Monaco souhaite s’attaquer, comme la santé. « Nous voulons privilégier l’accès aux soins pour les habitants de Monaco. Il y a malheureusement une saturation depuis des années selon les spécialités : pédiatre, ORL, dermatologue, psychiatre… les délais d’obtention de rendez-vous sont très longs et plus convenables », a-t-il dénoncé.

Autres sujets abordés, l’éducation avec « une réflexion sur le rythme scolaire » en s’inspirant des modèles scandinaves ou anglosaxons, également pris en modèles concernant les congés parentaux. Le président de Génération Monaco a rappelé « le rôle social » de la Société des Bains de Mer et mise sur l’attractivité de la Principauté. « Il y a une urgence à diversifier les recettes de l’Etat, pour que Monaco reste riche et fort ».

Source : La Gazette de Monaco – Délia KRIEL
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