MonteCarloin - Generation Monaco : il 5° incontro dedicato alla cultura

Marc Mourou Fondatore e presidente del movimento Génération Monaco ha organizzato il 5° Incontro sul tema della cultura a Monaco, con invitati molto eterogenei.
La cultura a Monaco è stata al centro del 5° incontro di Génération Monaco, il gruppo guidato da Marc Mourou, che continua a proporre un format di dialogo aperto.
« È l’appuntamento in cui parliamo della cultura a Monaco« , ha spiegato Marc Mourou presentando un panel volutamente variegato e intergenerazionale, composto da sei relatori tutti monegaschi, provenienti da ambiti artistici e istituzionali differenti. « Sul palco, artisti monegaschi attivi nella pittura, nella letteratura, nel teatro e nell’opera, accanto a una voce dal profilo più istituzionale come Michèle Dittlot, ex consigliere nazionale e prima presidente della Commissione Cultura nel 2003, chiamata a offrire una lettura storica e politica dell’evoluzione culturale del Principato » ha spiegato Mourou.
Dopo un’introduzione generale del mondo istituzionale culturale monegasco da parte del vice-presidente del moviment gen, Jean-Charles Emmeric, quest’ultimo ha ceduto la parola agli invitati.
A rappresentare le diverse generazioni, nomi ed esperienze molto distanti per età ma unite dalla stessa passione: per l’arte Calipso De Sigaldi che ha sottolineato l’importanza di trovare degli atelir dove gli artisti possano avere uno spazio per lavorare a rotazione ma anche un deposito dove lasciare le opere prima di una mostra; al giovane pittore Jordan Klein, che ha messo in evidenza l’esigenza di un sostegno economico e della messa in evidenza da parte delle istituzioni degli artisti monegaschi.
Michèle Dittlot, ha ricordato l’importanza della. cifra stanziata alla cultura nel bilancio dello Stato, che ammonta per il 2026 a 114 milioni di euro, ossia il 5% del bilancio: « Penso sia una bella cifra paragonata alla Francia che destina alla cultura solo l’1% » ha affermato Dittlot. Isabelle Minioni, della Compagnia teatrale Florestan, che compirà 40 anni quest’anno, ha spiegato l’importanza del teatro, che va preservato, soprattutto per i più giovani, scuola di comunicazione, di vita e di condivisione, che evita l’isolamento dei social. Ha ricordato anche la valenza storica del teatro che nel passato ha dato accesso alla filosofia proprio alle masse.
Interessante l’intervento del cantante lirico Fabrice Alibert, che ha portato la sua testimonianza. Partito da Monaco per studiare al conservatorio in Francia, dopo tutti i diplomi ha trovato subito lavoro a Parigi ed ha iniziato a girare per il mondo con il « Bel Canto » nelle più belle opere ma anche in teatri più piccoli. Al momento che peró ha deciso di ritornare a casa perché voleva fondare la sua famiglia si è trovato davanti l’ostacolo più « duro » da superare: farsi accettare come cantante lirico all’Opera di Monte-Carlo: « Non è stato facile ma alla fine ce l’ho fatta. Quello che anche io voglio dire non ci si deve scoraggiare, ma oggi lavoro anche per la creazione di spettacoli a basso da portare in piccoli teatri« . Yvette Gazza-Cellario, presidente del Salone del libro, Monaco Littérature, protagonista di un lavoro fondamentale per lo sviluppo e la visibilità del Salone, si è rivolta soprattutto ai giovani dicendo di insistere nella loro passione e di non mollare mai, le difficoltà sono tante nella vita ma se si crede in quello che si fa alla fine i risultati arrivano.
Un format che riavvicina le persone alla vita pubblica
Dopo cinque incontri, il bilancio è più che positivo per Marc Mourou: « L’accoglienza è stata davvero ottima tutte le volte– sottolinea – Le persone si sono sentite coinvolte e si sono riavvicinate al dibattito pubblico. Era questo il nostro obiettivo: rilanciare l’interesse per la vita politica e civile a Monaco« .
Il valore aggiunto di Génération Monaco sta proprio nel suo approccio innovativo: niente slogan ma professionisti che parlano del loro mestiere, della loro visione del Principato e delle sfide dei prossimi 5, 10 o 15 anni. Dalla sanità all’economia, dallo sport alla cultura, ogni incontro ha offerto uno sguardo concreto sul futuro di Monaco.
Prossimo appuntamento: ambiente
Il percorso prosegue e annuncia Mourou: « Il prossimo tema, tra due mesi, sarà l’ambiente. Un argomento centrale per Monaco, su cui c’è molto da dire e da costruire« .
Un progetto che, incontro dopo incontro, conferma la volontà di creare ponti tra generazioni, competenze e sensibilità, mettendo al centro il dialogo e il futuro del Principato.
La culture, premier sujet de l’année pour Génération Monaco

Hier soir, le parti politique de Marc Mourou a lancé son premier rendez-vous 2026 qui était dédié à la culture. Six intervenants ont pris la parole au Novotel pour témoigner devant une audience toujours aussi mobilisée…
Après le sport en fin d’année, c’était au tour de la culture d’entrer sur scène… Hier soir au Novotel, Génération Monaco a tenu sa première rencontre 2026, un moment « extrêmement vivant et intéressant avec une partie ‘’constat’’ et une autre ‘’solutions’’ pour apporter des améliorations », a résumé Marc Mourou.

Marc Mourou, président de Génération Monaco © Génération Monaco
Le panel d’intervenant était composé de six personnalités liées au monde de la culture. Les artistes Calypso De Sigaldi (photographie, littérature et mode) et Jordan Klein (street art et art contemporain) ont rappelé ce qui existe sur le territoire avant d’évoquer le manque de visibilité. Reconnus en dehors des frontières, ils constatent qu’il est plus difficile de promouvoir leurs œuvres dans leur propre pays…

Calypso De Sigaldi © Génération Monaco
Ils ont également appelé le gouvernement à soutenir davantage les artistes monégasques via des commandes d’Etat, des mises en valeurs sur des pavillons mais aussi des visites diplomatiques, invoquant un facteur d’attractivité supplémentaire.

Jordan Klein © Génération Monaco
La photographe et l’artiste de street art ont également soulevé la problématique des ateliers mis à disposition sur des délais jugés trop courts, « l’art ne se développant pas en une seule année mais sur toute une vie ». Pourquoi ne pas aménager une maison artistique pour regrouper les professionnels de divers milieux et ainsi créer des synergies ?

Michèle Dittlot © Génération Monaco
Dans un registre plus institutionnel, Michèle Dittlot – qui a été la première présidente de la commission culture au Conseil national en 2003 – a rappelé les initiatives de l’Etat ces 20 dernières années en faveur de la culture. Elle a notamment évoqué l’annuaire des artistes, une mesure mise en place pour permettre aux artistes d’être recensés et d’exposer leur travail.

© Génération Monaco
Pour sa part, Isabelle Minioni, directrice artistique de la Compagnie Florestan, l’une des plus anciennes compagnies théâtrales monégasques, a plaidé pour « la culture pour tous ». Si l’accès aux salles pour les personnes à mobilité réduite se développe, les PMR ne doivent pas se cantonner au rôle de spectateur. Sur les planches, leur présence participe à « la création de scènes poignantes » mais aussi à des échanges de liens nourris.

Fabrice Alibert © Génération Monaco
La parole a ensuite été donnée à Fabrice Alibert, chanteur d’opéra baryton et lauréat du concours international de chant lyrique, qui a insisté sur les difficultés de trouver des lieux adaptés pour se produire sans oublier l’éternel financement.

Yvette Gazza Cellario © Génération Monaco
Des propos sur lesquels Yvette Gaza Cellario, présidente et fondatrice du salon du livre à Monaco, a rebondi en expliquant que « les portes se ferment car l’art est subjectif mais il faut continuer d’y croire ». Constatant que les jeunes générations ont de moins en moins d’imagination et de créativité, elle souhaite leur redonner le goût de l’art et des collaborations artistiques intéressantes.
Un traditionnel temps d’échange avec le public a suivi ces six interventions riches. Pour rappel, 5% du budget de l’Etat est consacré à la culture en Principauté, ce qui représente entre 100 et 110 millions d’euros chaque année.
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La Gaztte – Délia KRIEL
Monaco Matin - Infrastructures saturées, manque d’espaces et absence d’équipements adaptés : le mouvement Génération Monaco consacre sa 4e soirée-conférence à la pratique sportive en Principauté

Infrastructures saturées, manque d’espaces et absence d’équipements adaptés : le mouvement Génération Monaco consacre sa 4e soirée-conférence à la pratique sportive en Principauté
La quatrième soirée-conférence portée par le nouveau mouvement politique de Marc Mourou s’est attardée sur le sport monégasque. L’occasion de prendre le pouls et de mettre en lumière des améliorations attendues.
Il est 18 heures, passées de 20 minutes lorsque Marc Mourou, après avoir chaleureusement accueilli une centaine d’invités, fait son entrée dans les salles du Novotel. Après la santé, l’attractivité et l’éducation, le président du nouveau mouvement politique fondé en début d’année a choisi de s’attarder sur le sport pour sa quatrième soirée-conférence.
Une soirée aux allures de réunion publique au cours de laquelle plusieurs acteurs du milieu ont pris la parole face au public. « C’est un thème primordial, estime l’ex-conseiller national. Surtout l’année où Monaco est capitale du sport. Il y a des choses extraordinaires qui sont déjà en place, on le réalise, mais il y a encore à améliorer. Je pense aux infrastructures qui sont un vrai casse-tête à Monaco. Il y a beaucoup de pratiquants et très peu de place. On doit trouver des solutions parce que tout le monde y marche dessus. Globalement, il y a tout de même un vrai potentiel pour le sport à Monaco que ce soit en loisir, en compétition et même financièrement, pour que cela profite à la Principauté. »
« Monaco est une terre de performances »
Membre du comité directeur de Génération Monaco et président du comité padel de la région PACA, Christian Collange a ouvert les hostilités, micro en main, en faisant l’état des lieux du sport à Monaco. L’un des « piliers » du pays aux 50 disciplines, 38 fédérations et plus de 70 associations sportives et clubs. « Le sport occupe une place essentielle à Monaco qui est une terre de performances. La cité-État est aussi un laboratoire d’excellence sur de nombreux événements qui font rayonner la Principauté à l’international comme le Grand Prix de F1 ou le Rolex Monte-Carlo Masters. »
Dans un deuxième temps, une poignée de personnalités du sport monégasque ont pris la parole. À commencer par Kimberly Arnulf, directrice technique de Femina Sports, un club centenaire consacré à la gymnastique. « Nous avons de plus en plus de demandes au sein de nos salles de gymnastique mais les créneaux qui nous sont accordés sont de plus en plus courts. Et pour preuve, le taux horaire de nos cours, entre 2002 et 2025, a diminué d’un tiers. On avait le droit à des cours d’une heure et demie, aujourd’hui la demande est telle qu’on ne peut proposer, au mieux, que des cours d’une heure et quart voire une heure. Cela a des conséquences dans la lutte contre l’obésité et provoque aussi une hausse de l’hyperactivité chez les jeunes. »
« Le taux horaire de nos cours a diminué d’un tiers entre 2002 et 2025 »
La responsable du club pointe également du doigt l’oubli autour du sport du troisième âge. « C’est impossible de développer en gymnastique à Monaco malgré une forte demande. On a dû instaurer une liste d’attente. »
Selon elle, la solution passerait par des espaces supplémentaires : « qui doivent être trouvés. Le travail le dimanche pourrait être une autre. Nous pourrions développer des activités loisirs pour donner de l’air à la structure en semaine. Cela voudrait naturellement créer davantage de personnel et donc plus de ressources financières. Sauf qu’on ne peut pas augmenter les cotisations annuelles qui sont déjà élevées. »
Après quelques mots de Lisa Caussin-Battaglia, Laurent Puons et Benjamin Ballerec, c’est Marie Timin, ancienne joueuse de tennis professionnelle, qui a pris la parole face au public. Victime d’un accident domestique et devenue tétraplégique, elle ambitionne de participer aux Jeux paralympiques de Los Angeles en 2028. Soulevant le voile, elle pointe du doigt le manque d’infrastructures et d’encadrement à disposition des athlètes en situation de handicap. Et ce, malgré huit associations dédiées à la pratique du sport pour les personnes en situation de handicap à Monaco.
« Ici il n’y a pas vraiment de terrains adaptés, déplore la résidente monégasque qui s’entraîne au complexe des Combes à Nice. Les terrains sont principalement en terre battue et le revêtement est une difficulté supplémentaire pour nous qui roulons moins bien sur la terre. »
Un pôle handicap pour chacune des disciplines sportives ?
Elle poursuit : « Là où je m’entraîne, tout est pensé pour les personnes en situation de handicap. Il y a des accès adaptés, un endroit où on peut stocker notre matériel et surtout un entraîneur spécialisé. On a une équipe de PMR avec qui on peut réserver un créneau chaque semaine. Toutes ces choses ne peuvent malheureusement pas se mettre en place à Monaco, mais ce sont des avantages énormes pour nous. On se sent qu’on fait partie intégrante du club et qu’on n’est pas différents des autres. »
Enfin l’athlète handisport propose de créer « un pôle handicap pour chaque discipline » et que tout soit mis en place pour qu’une personne à mobilité réduite puisse exercer son sport sans se poser de question.
En dernière partie de soirée, les intervenants du soir et Marc Mourou ont répondu aux interrogations du public en lien avec la thématique du jour.
Source : Monaco Matin – Yannis Dakik
MonteCarloin - Generation Monaco : Lo sport nel principato

Incontro di Génération Monaco dedicato allo sport nel Principato: testimonianze, sfide, atleti e prospettive in vista di Monaco Capitale Europea dello Sport 2025
Génération Monaco ha dedicato la sua quarta riunione al futuro dello sport nel Principato, riunendo professionisti, atleti e rappresentanti delle federazioni. Marc Mourou ha aperto la serata ricordando il ruolo strategico dello sport in una comunità che conta 50 discipline, 38 federazioni e un forte impegno verso l’inclusione, con otto associazioni dedicate alla mobilità ridotta. Numeri che confermano la vocazione sportiva di Monaco, prossima Capitale Europea dello Sport 2026.
Sul palco, storie e percorsi diversi hanno composto un mosaico unico: la ginnasta Kimberly Arnulf, ispirata da Nadia Comăneci, ha spiegato le difficoltà nel far crescere una disciplina molto richiesta ma limitata dagli spazi disponibili. La pilota di jet-ski Lisa Caussin Battaglia ha raccontato la sua battaglia contro i pregiudizi di uno sport “non per donne”, trasformando ogni “no” in energia.
Da parte sua, Laurent Puons ha illustrato come la digitalizzazione stia cambiando la fruizione degli eventi sportivi e il modello economico dei media, ricordando l’impegno di Sportel nel valorizzare anche le discipline meno visibili.
L’ex tennista e allenatore Benjamin Balleret ha ripercorso il viaggio di Valentin Vacherot da studente-atleta nel Principato fino alla vittoria a Shanghai e al 31º posto mondiale, invitando a investire nella formazione dei giovani talenti. Infine, la testimonianza della tennista paralimpica Marie Temin ha commosso la sala: dopo un incidente che l’ha resa tetraplegica, è tornata a competere con l’obiettivo di raggiungere i Giochi di Los Angeles 2028.
Una serata intensa che ha mostrato, attraverso voci e esperienze autentiche, un Principato dove lo sport non è solo performance ma cultura, inclusione e opportunità per le nuove generazioni.
Source : MonteCarloIN
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La Gazette - Discipline loisir, handicap, préjugés… Génération Monaco donne la parole à ceux qui font le sport

Discipline loisir, handicap, préjugés… Génération Monaco donne la parole à ceux qui font le sport
Le parti politique de Marc Mourou a tenu sa quatrième et dernière soirée-conférence de l’année hier au Novotel. Un panel de cinq intervenants s’est exprimé sur la thématique du sport, qu’il soit loisir, professionnel, inclusif, business ou au féminin. Ces témoignages inspirants ont nourri les applaudissements de la salle comble.
Après la santé, l’attractivité et l’éducation, c’était au tour du sport de clôturer une année de lancement intense pour le parti politique de Marc Mourou. Le président a rappelé tout l’intérêt de ces soirées-conférences : « Un de nos objectifs était de relancer l’activité politique à Monaco. C’est chose faite. Il n’y a aucune propagande, ce sont des échanges vrais et authentiques avec le public ».

© Génération Monaco
Hier soir, Christian Collange de Génération Monaco a dressé un état des lieux du sport sur le territoire, fort de 38 fédérations sportives et de 80 associations sportives et clubs. Il a rappelé que « le sport est un langage universel, un secteur social, un outil de cohésion et incontestablement un moteur de transformation personnelle et éducative ».
Puis, il a laissé la parole à la première intervenante de la soirée, Kimberly Arnulf, directrice technique du Fémina Sport et membre de commission à la Fédération internationale de gymnastique. Cette dernière a axé son propos sur la recrudescence des demandes pour le sport loisir et la pénurie de créneaux disponibles au sein des installations sportives.

Kimberly Arnulf © Génération Monaco
« Entre 2002 et 2025, notre taux horaire de base, c’est-à-dire le cours qu’on propose aux loisirs, a diminué d’un tiers à cause des problèmes de créneaux », explique la coach, qui a également évoqué le sport loisir pour les seniors, « un domaine oublié », qui n’est pas développé sur le territoire.
Lisa Caussin-Battaglia, pilote de jet-ski à bras, trois fois vice-championne des World Series IJSBA et « première femme monégasque à être reconnue sportive de haut niveau à Monaco dans un sport mécanique » lui a succédé. La jeune trentenaire a livré un récit dynamique sur sa trajectoire de femme dans le sport et sa lutte contre les préjugés.

Lisa Caussin-Battaglia © Génération Monaco
« On m’a dit que j’étais trop vieille quand j’ai commencé à 16 ans, puis que j’étais trop vieille pour continuer. Quand j’ai gagné, on m’a dit que c’était parce que j’étais dans une catégorie féminine et que c’était plus facile. Alors je me suis inscrite chez les hommes ! » a-t-elle partagé avec beaucoup d’humour.
La sportive a ensuite dressé un constat élogieux sur l’accompagnement des jeunes dans le sport grâce à la mise en place d’horaires aménagés par la direction de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports dans le secondaire. Sur l’importance des études lorsqu’on est athlète, Lisa Caussin-Battaglia a insisté sur le fait que les deux n’étaient pas antinomiques : « Avoir un diplôme en fait, ce n’est pas un plan B, c’est une sécurité, c’est une force, et c’est aussi une liberté ».

Laurent Puons, General Manager du Sportel et Sportel Awards et président de la Fédération monégasque de boxe, a évoqué le « hub sportif » que représente la Principauté malgré sa petite taille, reconnaissant que « le meilleur ambassadeur du sport » localement reste le prince Albert II.
Il est ensuite revenu sur les attentes du public de contenus sportifs, qui veut « consommer n’importe où, n’importe quand, sur n’importe quel appareil ». Les habitudes évoluent et aujourd’hui, les chaînes FAST (Free Ad-Supported Streaming Television) ont la cote.

Laurent Puons © Génération Monaco
« Les personnes préfèrent visionner de la publicité plutôt que de payer. Même les Américains qui étaient habitués à payer leurs chaînes se désabonnent », rapporte Laurent Puons, qui souligne un autre phénomène, celui de la préférence pour les highlights. Le consommateur ne regarde plus l’intégralité d’un match mais seulement les moments forts. « Aujourd’hui, c’est un véritable débat. Les droits d’un contenu sportif qu’on allait payer peut-être un million d’euro se chiffrent désormais en dizaines de milliers d’euros », souligne le General Manager du Sportel.

Benjamin Balleret © Génération Monaco
Ancien professionnel monégasque de tennis ATP et coach de Valentin Vacherot, Benjamin Balleret a quant à lui rappelé l’importance des clubs et associations, ainsi que des éducateurs : « Donnons de la matière à ces formateurs. Alors aujourd’hui, cela passe peut-être par rénover des infrastructures, du matériel, de la formation pour ces éducateurs, ou tout simplement en embauchant davantage ».
Il s’est également confié sur le parcours d’un athlète, jonché « de moments de doute et de moments difficiles ». L’entourage joue un rôle prépondérant dans ces circonstances pour croire en l’aboutissement du projet sportif. Dans le cas de nombreux amateurs qui tendent à se professionnaliser, « l’argent reste le nerf de la guerre ».

« Le gouvernement, les fédérations, le comité olympique, vont essayer de suivre mais ils ne peuvent pas tout prendre en charge. Il faut aller chercher les investisseurs, les sponsors. Avec Valentin, nous avons galéré pendant quelques années avant de trouver ceux qui nous ont suivis, et franchement, je ne les remercierai jamais assez, parce que sans eux, je ne sais pas si Valentin serait à ce niveau-là aujourd’hui », a confié Benjamin Balleret.
Une athlète en lice pour les Jeux paralympiques de LA 2028
Séquence émotion garantie pour le dernier témoignage de la soirée, celui de Marie Temin. Ancienne joueuse professionnelle WTA chez les valides, la jeune femme s’est fait la voix des handisports. « Il y a trois ans, ma vie a basculé. Un accident domestique m’a rendue tétraplégique et en un instant, tout s’est effondré », a-t-elle expliqué. Avant cela, la tenniswoman était la 20e française, classée parmi les 500 meilleures mondiales.
En lice pour se qualifier pour les Jeux paralympiques de 2028 à Los Angeles, Marie Temin, résidente monégasque, s’entraîne désormais à Nice. Elle explique : « Il y a des accès adaptés, des cours adaptés, un espace où l’on peut stocker les fauteuils, mais surtout, il y a un entraîneur spécialisé dans le handicap. Nous avons aussi une équipe de PMR avec laquelle nous disposons de créneaux réservés plusieurs fois par semaine ».
Avant d’ajouter : « Toutes ces choses qui sont peut-être anodines pour beaucoup sont finalement des avantages énormes pour nous parce qu’on voit que le handicap fait partie intégrante du club et on ne se sent pas différent ».

Marie Temin à gauche © Génération Monaco
La jeune femme a également partagé son point de vue pour améliorer la place des handisports en Principauté. « Je pense qu’à Monaco, il faudrait peut-être déjà créer un pôle handicap pour chaque discipline et que tout soit mis en place pour qu’une personne à mobilité réelle puisse exercer son sport sans se poser de questions », a-t-elle déclaré.
En guise de conclusion, la jeune femme a rappelé : « On n’est jamais préparé à un accident. La vie peut basculer en une fraction de seconde et c’est aussi ce message que je voudrais faire passer ce soir : on connaît le handicap vraiment lorsqu’on y est confronté ».
La dernière soirée 2025 de Génération Monaco s’est achevée sur des questions-réponses avec le public. Marc Mourou a toutefois promis : « L’ambition est de couvrir tous les sujets de la société monégasque. En 2026, nous continuerons de proposer cela. De nouveaux formats vont arriver. On vous concocte de belles surprises ».
Source : La Gazette – Délia KRIEL
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La Gazette - Rythmes scolaires, devoirs, inclusion… Génération Monaco cible l’éducation
Le mouvement politique présidé par Marc Mourou avait placé l’éducation au centre de sa troisième soirée-conférence de l’année, hier soir au Novotel. La parole a été donnée à cinq intervenantes après un rappel du système éducatif en place sur le territoire.
Après la santé et l’attractivité, c’est l’éducation, « un sujet ultra-important qui nous tient particulièrement à cœur », qui était dans le viseur de Génération Monaco. « Nous avions déjà parlé des rythmes scolaires et évoqué les modèles anglo-saxons et scandinaves qui laissent beaucoup plus de temps pour les activités culturelles et sportives », relate Marc Mourou.
Hormis les rythmes scolaires et « le manque de sport et de culture », « les devoirs le soir, la place de l’éducation inclusive dans le cadre du secondaire et la communication entre parents et professeurs » sont notamment pointés du doigt.
Marc Mourou a ensuite laissé la parole à Aude Berlin. La vice-présidente de Génération Monaco a listé le nombre d’établissements du primaire, du secondaire et de l’enseignement supérieur sur le territoire avant d’évoquer les jeunes populations qui les fréquentent.
Coding, langue, éducation religieuse… ces particularités locales
« En 2024-2025, on a recensé 6565 élèves de la maternelle à la Terminale. Parmi eux, 37,6% étaient Français, près de 20% Monégasques, de nombreux Italiens et plus de 60 autres nationalités. 67% résident à Monaco, les autres viennent des communes voisines », a-t-elle souligné.
Puis, elle a rappelé quelques spécificités propres à la Principauté : « L’Anglais et le coding sont enseignés dès la maternelle, l‘enseignement religieux catholique est proposé dès le CP et le sport occupe une place privilégiée avec des filières sport études ».
Aude Berlin a conclu son propos sur les points prioritaires identifiés tels que le climat scolaire, le lien écoles-familles, l’encadrement de l’usage du numérique « dans un monde où les écrans occupent une place croissante » ou encore l’avenir, « pour préparer nos jeunes aux métiers de demain en lien avec l’économie monégasque et internationale ».
La vice-présidente de Génération Monaco a ensuite donné la parole aux cinq intervenantes de la soirée : Johanna Damar, cofondatrice et présidente de l’association Entreparents, Olena Prykhodko, cofondatrice et directrice de la British School, Chantal Cockaerts, spécialiste de l’orientation, Amélie Lombard, orthophoniste, et Mélissa Risani, « brillante étudiante monégasque » en 2e année de médecine.
La salle était presque comble hier soir encore, confirmant l’intérêt de la population locale pour ces rendez-vous. Marc Mourou a confié que Génération Monaco « connaît un engouement extraordinaire », concluant : « Nous avons des adhésions en pleine expansion, avec 95% de Monégasques, les autres 5% concernant des résidents ou salariés de la Principauté ».
Délia KRIEL




